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Mon école maternelle à distance

Entretien avec Véronique Favre, professeure des écoles en petite section de maternelle
Ecole de la rue d’Orsel, Paris 18e

L’histoire commence en 2011. Véronique enseigne alors dans une maternelle du quartier de la goutte d’or (« pur ZEP ») à Paris. Lorsque la circonscription lui offre un iPad, elle se prend aussitôt au jeu, utilise les applications disponibles et conçoit quelques jeux, livres et activités. Elle s’intéresse particulièrement à Book Creator pour produire des imagiers, des livres, avec les enfants et en même temps qu’eux. Un seul iPad dans une seule classe, c’est comme une seule boite de pâte à modeler : une question d’organisation. Un groupe d’échange de pratiques se crée au niveau de l’Académie. Et puis Véronique change d’école et rejoint la rue d’Orsel. Sa classe est équipée de quatre tablettes, d’un tableau interactif (acquis grâce au budget participatif) et, depuis janvier 2019, grâce à PCN, d’un ordinateur fixe.

Lorsque PCN apparait dans le paysage des écoles de la ville, cela attire bien sûr l’attention de Véronique, déjà familière du numérique éducatif. Mais le premier tour de candidatures n’inclut pas les maternelles. Il faut attendre l’année suivante pour que l’école présente sa candidature et soit retenue. C’est donc au cours de la même année scolaire, qu’en novembre, PCN est déployé auprès des enseignantes et des parents mais que, le 16 mars, l’école ferme pour de longues semaines…

Vue aérienne Orsel

Avant que l’école ne ferme, avez-vous eu assez de temps pour découvrir l’ENT ?

La priorité c’était d’activer les comptes de tous les parents. En maternelle, nous les voyons souvent, parfois tous les jours. Ça a pris du temps mais nous y sommes arrivés. L’autre avantage c’est qu’en maternelle tout particulièrement les parents apprécient de voir ce que font leurs enfants dans la journée avec nous. Par exemple, au début de l’année, on publie des articles sur l’activité de la classe, avec des photos qui permettent à ceux qui en douteraient de constater que leur enfant ne pleure pas toute la journée.

PCN est séduisant, l’interface est agréable. Chacune des professeures de l’école s’en est emparé à son propre rythme, selon ses préférences. Nous l’avons toutes adopté mais chacune à sa façon en choisissant parmi les services : blog, cahier multimédia, messagerie. La directrice de l’école tient son espace blog, une frise, elle apprécie la messagerie, publie des messages flash. Pour ma part, je me sers beaucoup du blog et du cahier multimédia qui permet de réunir et de montrer le travail de la classe.

On pourrait penser qu’utiliser le numérique avec des enfants si jeunes ne soit pas évident.

Eh bien, c’est le contraire ! L’expérience avec la tablette m’avait bien montré que le numérique est un excellent support pour les premiers apprentissages : lire, compter, mais aussi apprendre à se concentrer, à mieux parler parce que l’on peut s’enregistrer et s’écouter. Je continue donc de travailler avec les tablettes dans la classe. PCN nous sert à publier hors les murs de la classe. Pour les parents et bien sûr aussi pour les enfants, c’est très satisfaisant pour tout le monde.

Cahier numériation

Page extraite du cahier "en attendant l'école" (avril 2020)

Comment avez-vous utilisé PCN après la fermeture de l’école ?

Déjà, nous avions créé des cahiers multimédias de l’école pour raconter les temps collectifs qui sont temps forts : journées littéraires, décloisonnements. Cela a créé un esprit d’école qui nous a ensuite bien aidé. La première semaine c’était la galère. PCN était souvent saturé, on ne pouvait pas se connecter, c’était désespérant. Mais je ne suis pas du genre à me désespérer ! Je voulais faire en sorte que la classe continue avec son programme de travail, chaque semaine, comme avant. Au début, je fabriquais en double les contenus avec BookCreator que je connais bien et PCN avec le cahier multimédia. Mais un cahier par jour c’est déjà long à réaliser, alors deux…
Désormais je publie en ligne avec BookCreator et j’insère simplement le lien dans l’article de blog sur PCN pour les parents. Une grosse moitié des parents me font des retours réguliers ; l’autre partie, parfois seulement. Mais tous me disent qu’ils regardent avec leur enfant, certains sur leur téléphone.

Je fais un cahier par jour, donc cinq dans la semaine. Ce sont des petits formats. Je publie le matin. C’est un rendez-vous que je donne aux enfants. J’enregistre ma voix tous les jours, sur presque chaque page. Les enfants ont besoin de m’entendre. Ils retrouvent un rituel. Ils se retrouvent aussi entre eux parce que j’utilise des photos des activités passées, celle des six premiers mois de l’année et de plus il y a un autre livre «le livre commun» qui compile tous les retours photos des élèves dans leur famille et aussi «le p’tit livre des grands défis» : je leur propose un défi et ils m'envoient leur réponse sous fome d'une photo par exemple.

Cahier petits défis

Page extraite du cahier des petits défis (mars 2020)

Merci Véronique. On se donne rendez-vous après le 11 mai ?

Si l'école est ouverte, si notre directrice et mes collègues sont d’accord, avec plaisir !

* * *

Ci-dessous : quelques pages de cahiers multimédias réalisés par Alexandra Simon, Sophie Troian, Anne Meynier, Laure Vetillart et leurs élèves.

Cahiers Alexandra Sophie

 Cahiers multimédias Anne et Laure

 

 

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